PPA : engagement collectif sectoriel

Nous avons signé en 2016 l’engagement collectif des acteurs du transport aérien. Cet engagement intègre des actions de limitation des émissions aéroportuaires : réduction du temps de roulage des avions, utilisation croissante des moyens de substitution fixes ou mobiles aux moteurs auxiliaires de puissance (APU), verdissement de la flotte interne de véhicules routiers et d’engins de piste, renforcement des plans de déplacements entreprise (PDE) et interentreprises (PDIE), amélioration de l’information sur les transports en commun à destination des voyageurs.

L’engagement avec Paris Action Climat

Nous avons signé en octobre 2015 la Charte d’engagement partenariale pour le climat de Paris Action Climat. Nous y reprenons nos objectifs climat. Nous nous sommes aussi engagés à mener des actions relatives à nos bâtiments, nos activités, la production de déchets, nos modes de consommation, les transports et les énergies renouvelables.

Moins de CO2 pour l’avion au sol

En escale, au sol, un avion a besoin d’énergie électrique pour maintenir sa climatisation et pour redémarrer ses moteurs. Il dispose de trois technologies d’approvisionnement : le moteur auxiliaire embarqué (APU), le groupe électrogène au gazole au sol (GPU) ou une prise électrique de 400 Hz au sol. La prise de 400 Hz est le seul dispositif non polluant localement. À Paris-Charles de Gaulle, les rejets de CO2 imputables aux APU ont représenté jusqu’à 5 % des émissions de la plate-forme en 2016. C’est pourquoi nous poursuivons le déploiement de prises de 400 Hz et incitons fortement à les utiliser : 100 % des postes au contact de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle en sont pourvus. Pour la climatisation, nous avons équipé de systèmes de fourniture d’air conditionné aux avions tous les postes au contact du Hall M.

Nouveau plan d’action pour notre PDE

Le nouveau plan d’actions 2016-2018 de notre PDE renforce les dispositifs existants. Il propose de nouvelles initiatives visant à optimiser l’organisation du travail, à développer l’électromobilité et les modes actifs et à sensibiliser les collaborateurs à la mobilité durable : outils collaboratifs, bureaux de passage sur chaque site, bornes de recharge électrique, plans d’accès multimodaux. Il renouvelle les solutions de covoiturage. Il prévoit aussi la négociation d’un accord sur le télétravail. Nous avons dans ce cadre réalisé la cartographie des axes utilisables en modes doux (marche, vélo, trottinette) à Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Nous allons achever celle de Paris-Le Bourget. Nous pourrons alors identifier les prolongations nécessaires pour éviter les ruptures de circuit des pistes cyclables ou des voies piétonnes. Le nouveau PDE sera l’occasion d’expérimenter des véhicules électriques autonomes.

Challenge « ÉcoDéfi Roissy »

Nous avons voulu faire connaître aux salariés du Groupe ADP et des entreprises installées à Paris-Charles de Gaulle les moyens mis à leur disposition pour éviter l’utilisation de leur véhicule personnel lors de leurs trajets domicile-travail ou professionnels. Transports en commun, visioconférence, covoiturage, modes de déplacement doux (marche, vélo) sont autant de façons de limiter les besoins en mobilité, donc les émissions de CO2, et de réduire les risques liés à la route. Entre le 30 mai et le 16 septembre 2016, nous avons organisé l’ÉcoDéfi Roissy, à l’intention des 42 000 salariés travaillant sur la plate-forme Paris-Charles de Gaulle. Pilotée par l’association R’Pro’Mobilité, cette compétition incitait les collaborateurs à utiliser des moyens de transport alternatifs à la voiture. Chaque changement d’habitude obtenait des points cumulables. Plus de 50 gagnants ont, finalement, été récompensés par des vélos, des trottinettes, des places de cinéma, des packs « sécurité » et des abonnements au système de véhicules partagés Autolib’.

Qualité de l’air : l’étude Survol

Le plan régional santé-environnement (PRSE) de l’Île-de-France prévoit d’étudier l’impact du trafic aérien autour de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. Dans le cadre de l’étude Survol menée par la préfecture de région, nous avons participé à la modélisation de la qualité de l’air autour de nos plates-formes aéroportuaires. Cet important travail était réalisé par Airparif, le réseau francilien de surveillance de la qualité de l’air.