*par rapport à 2009
**depuis 2015


Notre engagement pour le climat

En 2015, notre aéroport Paris-Le Bourget a reçu les 40 000 participants à la 21e Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dite « COP21 ». C’est à l’issue de ce sommet du climat qu’ont été conclus les Accords de Paris, lesquels imposent à la communauté internationale de stabiliser à 2 °C, voire 1,5 °C, le réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle. Ce qui implique de supprimer les émissions nettes de gaz à effet de serre.

Accueillir cet événement historique a revêtu une forte valeur symbolique pour notre entreprise. Engagés dans la lutte contre le changement climatique, nous considérons la réduction de notre empreinte carbone comme l’un des piliers de notre politique environnementale. À l’écoute des messages du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), nous sommes convaincus que nous devons et pouvons agir pour contribuer à « stabiliser le réchauffement à un niveau non dangereux », principal objectif de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. À cet égard, nous nous engageons à atteindre la neutralité carbone pour nos activités d’ici à 2030.

Répondant aux obligations fixées par le décret du 10 mai 2016, pris en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, nous avons transmis en 2016 à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) notre plan visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques aux horizons 2020 et 2025.

Des objectifs dépassés

Nous avions largement dépassé nos objectifs de réduction d’émissions de CO2 fixés pour 2015, avec une baisse de -34,3 % nos émissions de CO2 en 2015 par rapport à 2009 pour un objectif 2015 de -25 %. 

Manifeste collectif des acteurs du secteur aérien

Pour la période 2016-2020, nous nous sommes fixé de nouveaux objectifs ambitieux, en phase avec les nouvelles orientations proposées par la France : réduire de 50 % nos émissions de CO2 par passager entre 2009 et 2020 tout en développant le trafic (objectif relevé à 65 % fin 2016), améliorer la performance énergétique de 1,5 % par an, produire l’équivalent de 15 % de notre consommation d’énergie interne finale à partir d’énergies renouvelables.

Ces objectifs ont été rendus publics dès juin 2015 dans le manifeste collectif que nous avons signé avec Air France-KLM et le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Nous y réaffirmons la volonté partagée de maintenir et renforcer notre implication, sur le long terme, dans la lutte contre le dérèglement climatique. Toutefois, à la fin de l’année 2016, nous avons pris la décision d’élever nos objectifs de réduction des émissions de GES, passant de 50 % à 65 %.


Nous nous engageons notamment sur trois points.

1 – Diminuer nos émissions de CO2 par passager de 65 % sur cinq ans, tout en développant le trafic.
2 – Améliorer notre performance énergétique de 1,5 % par an sur la période 2016-2020, ce qui représentera une réduction d’environ 15 % sur cinq ans.
3 – Établir la part d’énergies renouvelables dans la consommation finale de nos aéroports à 15 %.


L’Airport Carbon Accreditation

Depuis 2009, nous suivons le programme d’accréditation de l’Airport Carbon Accreditation, mis en place par l’ACI-Europe, branche européenne de l’association mondiale des aéroports, en matière de gestion du carbone. L’Airport Carbon Accreditation (ACA) évalue et reconnaît les efforts entrepris par les aéroports pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. 


Quatre niveaux de performance

Les performances présentées sont vérifiées par un tiers indépendant.
L’ACA comprend 4 niveaux d’accréditation :
1– la cartographie des émissions (scope 1) ;
2– la réduction des émissions (scope 2)
3– l’optimisation (scope 3) ;
3+– la neutralité (pour les scopes 1 et 2)

Les trois premiers niveaux de l’ACA 

Airport Carbon Accreditation

Notre accréditation

Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly

Niveaux 1 et 2 en 2010 et 2011.
Niveau 3 en 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Paris-Le Bourget

Niveaux 1 et 2 en 2013 et 2014.
Niveau 3 en 2015 et 2016.

Nos solutions pour le climat

Atténuer nos propres impacts (scopes 1 et 2)

Pour réduire nos émissions internes, nous agissons sur les trois sources principales : nos centrales thermiques, nos consommations d’électricité et de chaleur et nos véhicules de service.

Quelques exemples

• La mise en service des centrales à géothermie à Paris-Orly, et à biomasse et photovoltaïque à Paris-Charles de Gaulle, a réduit de plus de 27 000 tonnes par an nos rejets carbonés.
• La réhabilitation ou la construction de bâtiments sobres a diminué de près de 4 000 tonnes par an les émissions imputables à nos consommations de chaleur et d’électricité.
• Le remplacement de nos véhicules de service par des voitures électriques ou à faible émission a réduit de 10 % l’impact carbone de notre flotte entre 2009 et 2015.

Atténuer les impacts du secteur aérien (scope 3)

En partenariat avec les compagnies aériennes, Eurocontrol (organisation européenne pour la sécurité et la navigation aérienne) et la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC), nous mettons en œuvre l’approche collaborative Airport Collaborative Decision Making (Airport CDM) grâce à laquelle nous optimisons la circulation des avions au sol. Nous sommes engagés dans le dispositif du Ciel unique européen qui vise à fluidifier le trafic et à réduire les consommations de carburant des avions de 10 % par vol à l’horizon 2020. Nous installons des prises 400 Hz au sol pour l’alimentation en électricité des avions au contact. Ces équipements sont une alternative non polluante aux sources d’alimentation thermique (APU, GPU).
 

Atténuer les impacts de l'activité aéroportuaire - hors avions (scope 3)

Nous optimisons les déplacements et la mobilité de nos salariés et des salariés des entreprises installées sur nos aéroports. Nous promouvons les transports collectifs et contribuons à leur déploiement et nous incitons à adopter les modes de déplacement dits « actifs » comme la marche à pied ou le vélo. Nous allons compenser les émissions de gaz à effet de serre de notre siège social, à Paris-Charles de Gaulle, en investissant dans des projets bas carbone. 

Intégrer le coût du carbone à nos projets

En 2017, nous commencerons à intégrer à l’économie de nos projets le coût des émissions de gaz à effet de serre. En internalisant le coût des émissions de GES, nous anticipons les conséquences économiques du durcissement des politiques climatiques. C’est aussi une préparation à la décarbonation de nos activités.

L’adaptation au changement climatique

Nous avons participé à l’étude sur l’adaptation du secteur aérien au changement climatique. Cette étude faisant suite à une étude publiée en novembre 2014 par Eurocontrol. Elle est menée par le Service technique de l’Aviation civile (Stac) pour évaluer la vulnérabilité des aéroports français aux vagues de chaleur, à la montée du niveau de la mer, aux événements climatiques extrêmes et à l’évolution du régime des vents. À l’issue de ces travaux, le Stac a établi une matrice d’évaluation de la vulnérabilité climatique des aéroports que nous avons prise en compte dans notre cartographie des risques.

La mobilité maîtrisée

PDE

Près de 90 % des salariés de nos plates-formes se rendent à leur travail en voiture. Dès 2005, nous avons engagé un plan de déplacements entreprise (PDE) afin de réduire l’empreinte environnementale des déplacements domicile-travail et professionnels. Au fil des ans, un nombre croissant de solutions a été proposé aux salariés pour optimiser leurs déplacements. Notre nouveau plan d’actions 2016-2018 a été adopté en janvier 2016. Ce PDE associe les filiales du Groupe à plusieurs de ces actions.


L’association R’Pro’Mobilité porte nos PDIE

Nous avons également mis en œuvre, avec les entreprises présentes sur les aéroports, des plans de déplacements interentreprises (PDIE). Les initiatives communes prises dans ce cadre contribuent à améliorer la desserte des plates-formes. Nos plans de déplacements interentreprises (PDIE) ont été mis en œuvre en 2011 à Paris-Charles de Gaulle, en 2012 à Paris-Orly et en 2013 à Paris-Le Bourget. En 2014, pour porter le PDIE de Paris-Charles de Gaulle, nous avons constitué l’association R’Pro’Mobilité qui compte aujourd’hui neuf entreprises : Aéroville, Air France, CIF Keolis, FedEx Express, La Poste et Aéroports de Paris S.A et, depuis 2016, Bolloré Logistics et nos deux filiales Hub One et HUB SAFE. Ces entreprises, qui emploient à elles seules plus de 50 % des effectifs de l’aéroport, s’engagent à promouvoir une mobilité plus respectueuse de l’environnement. En mars 2016, le PDIE de Paris-Le Bourget s’est également constitué en association : « Bourget Pro’Mobilité ». Cette association a créé, fin septembre 2016, un service de navette électrique entre la gare RER B du Bourget et l’aéroport.


Notre site intranet « Mobilité durable » 

Pendant la Semaine européenne de la mobilité et de la sécurité routière, en septembre 2015, nous avons lancé notre site intranet « Mobilité durable ». Ce site présente toutes les solutions proposées aux salariés pour réduire leurs besoins en mobilité ou limiter l’empreinte carbone de leurs déplacements domicile-travail et professionnels.

Covoiturage et modes actifs

Nous nous sommes associés à iDVROOM, spécialiste du covoiturage domicile-travail pour créer la communauté « Covoiturage Aéroports Parisiens ». Cette communauté de « covoitureurs » offre aux salariés travaillant à Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget de se mettre en relation avec d’autres salariés travaillant dans les différentes entreprises implantées sur ces plates-formes. Une application innovante de covoiturage instantané entre particuliers, OuiHop’©, a également été proposée aux salariés. Elle met en relation, en temps réel, les automobilistes et les piétons qui souhaitent emprunter un même trajet. Cette application élimine les contraintes du covoiturage classique (organisation, planification, etc.). 

Nous promouvons les modes de déplacement actifs comme la marche et le vélo. Nous disposons d’une cartographie des circulations douces à Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget, que nous prenons en compte dans nos projets d’aménagement.


Visioconférence et Skype

Nos salariés pratiquent depuis plusieurs années la visioconférence. En 2015, nous avons complété cette solution en installant sur leurs ordinateurs la technologie Skype Entreprise. Ces outils de communication facilitent les échanges à distance et permettent aux salariés de limiter leurs déplacements.


CDGVAL

Depuis 2007, 10 millions de personnes empruntent chaque année le métro automatique CDGVAL. Ce métro assure la liaison entre les terminaux de Paris-Charles de Gaulle, le RER B et la gare TGV : il évite l’émission annuelle de 750 tonnes de gazole, l’émission de 15 tonnes de dioxyde d’azote (NO2) et celle de 2 000 tonnes de CO2.

Des aéroports plus accessibles aux transports collectifs

Le métro arrive à Paris-Orly

Initialement prévue en 2027, l’arrivée à Paris-Orly des deux lignes de métro 14 et 18 est avancée à 2024. La ligne 14 sera prolongée au sud jusqu’à la plate-forme aéroportuaire depuis la station Olympiades. La ligne 18 ira de la gare de Versailles-Chantiers à Paris-Orly, via Massy. Les usagers pourront accéder au centre de Paris en 17 minutes, avec une fréquence d’une rame toutes les deux minutes aux périodes de pointe. Le début de la construction de la station de métro dans l’emprise de l’aéroport Paris-Orly est prévu pour 2018.

CDG Express

La loi du 29 décembre 2016 autorise l’État à confier à une société de projet, société commune entre SNCF Réseau et Aéroports de Paris, la mission de conception, construction, financement et d’entretien du CDG Express. Ce train rapide reliera Paris-Charles de Gaulle à la capitale en une vingtaine de minutes. Les travaux doivent débuter en 2018. La mise en service de cette desserte ferroviaire est prévue pour 2023. Elle transportera 7 à 8 millions de passagers par an, dès 2030. Ce projet, qui représente un investissement total estimé à 1,7 milliard d’euros, répond à un vœu de l’État, exprimé en 2013 lors des annonces relatives au Nouveau Grand Paris. En termes de lutte contre les dérèglements climatiques, CDG Express assurera une liaison à faible émission de CO2.

La surveillance de la qualité de l’air

La mesure des polluants dans l’air

Notre laboratoire, accrédité Cofrac, surveille la qualité de l’air ambiant dans les aéroports parisiens grâce à son réseau de stations de mesure fixes et temporaires. Nous mesurons notamment les concentrations dans l’air de dioxyde d’azote (NO2), de monoxyde d’azote (NO), de particules (PM 2,5) et d’ozone (O3). Nous délivrons en temps réel, sur le site de notre laboratoire, les résultats de mesure.

Notre implication dans les politiques publiques

Nous participons à la révision des plans de protection de l’atmosphère (PPA) et des plans régionaux pour la qualité de l’air (PRQA) de l’Île-de-France. En mars 2016, nous avons signé l’engagement collectif des acteurs du transport aérien dans la continuité de la Convention du secteur aérien de 2008. Nous participons aussi à l’élaboration du troisième plan de protection de l’atmosphère de la région Île-de-France. 

Contacts RSE