Économiser l’eau potable

Recycler l’eau de pluie

Soucieux d’épargner la ressource naturelle, nous avons mis en place des systèmes de recyclage des eaux pluviales dans plusieurs bâtiments de nos aérogares. Nous réutilisons plus de 70 000 m3 par an d’eaux de ruissellement : elles alimentent nos tours aéroréfrigérantes à Paris-Orly et des blocs sanitaires dans le bâtiment de liaison A/C à Paris-Charles de Gaulle. Nous avons équipé les blocs sanitaires de chasses d’eau économiques à Orly Ouest, ce qui devrait abaisser de 12 % par an la consommation d’eau potable du terminal. À Paris-Charles de Gaulle, nous étudions la possibilité de récupérer les eaux de pluie du toit du terminal T3 et de la caserne des pompiers. Cette eau pourrait être utilisée dans les lances d’incendie lors des essais.

Gérer les eaux de ruissellement

Marais filtrant à Paris-Orly

L’hiver, les eaux de ruissellement de l’aéroport sont chargées de produits de dégivrage des avions et de déverglaçage des pistes. Ces eaux sont envoyées dans un bassin tampon où elles subissent un traitement bactériologique et d’oxygénation avant d’être rejetées dans le milieu naturel. Le bassin tampon de Paris-Orly a une capacité de 13 000 m3. Depuis 2013, la dépollution s’achève dans un marais filtrant de 6 500 m2, planté de roseaux. C’est le plus grand marais filtrant implanté dans un aéroport en France. Cet investissement s’est élevé à 4 millions d’euros dont 20 % ont été assurés par des subventions de l’Agence de l’eau de Seine-Normandie.

Ségrégation des eaux

À Paris-Charles de Gaulle, nous avons signé une convention avec le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) aux termes de laquelle nous envoyons nos effluents les plus concentrés dans l’une de ses stations d’épuration. Nous avons pour cela mis en place un système de ségrégation de ces effluents, réservés dans des bassins tampons avant leur acheminement vers l’installation du Siaap. Chargées en produits hivernaux, ces eaux apportent à l’installation du Siaap le carbone et l’azote dont elle a besoin pour dépolluer les eaux urbaines et nos eaux résiduaires. Nous avons construit une nouvelle canalisation de 6,5 km entre le bassin des Renardières et le réseau du conseil départemental de Seine-Saint- Denis. Cette conduite achemine les eaux chargées en fondants hivernaux jusqu’au récepteur des eaux usées du département.

En décembre 2016, nous avons également achevé le raccordement du bassin de rétention B2 de Paris-Charles de Gaulle au réseau d’eaux usées. Ceci optimise le fonctionnement de la station de traitement des eaux pluviales du bassin versant Marne et répond aux exigences relatives aux seuils de rejet des eaux pluviales.

L’épuration par le sol

Très riche en micro-organismes, le sol a naturellement la capacité d’abattre la pollution contenue dans les eaux usées ou industrielles. Pour cette raison, nous menons un projet de traitement des eaux glycolées par irrigation d’un site pilote de 2 000 m2, situé sur la plate-forme de Paris-Charles de Gaulle. D’après le bilan 2016, sous le contrôle du laboratoire d’Aéroports de Paris, cette expérimentation montre que l’on peut atteindre des taux de dépollution proche de 98 %.

Préserver la ressource

En empêchant la percolation de l’eau dans le sol, l’imperméabilisation des infrastructures aéroportuaires réduit la recharge naturelle des nappes phréatiques. En 2016, nous avons initié une étude de faisabilité de la réinjection d’une partie des 2 millions de mètres cubes d’eaux pluviales que nous gérons, chaque année, à Paris-Charles de Gaulle.

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