Nouvelle organisation

La nouvelle organisation de notre direction Ingénierie et Aménagement clarifie les responsabilités entre les trois entités en charge de la faisabilité et des programmes, de la maîtrise d’ouvrage déléguée et de la maîtrise d’œuvre.

Objectif énergie dans nos programmes de construction

Les programmes de construction des grandes infrastructures intègrent désormais un chapitre « Énergie et environnement ». Cette programmation est assortie d’une fiche de synthèse spécifique offrant une lecture simple et efficace des principaux objectifs en matière de développement durable.

Critère énergie pour nos achats

En 2016, nous avons introduit un critère d’efficacité énergétique dans notre politique d’achats responsables.

Sensibilisation de tous à la gestion de l’énergie

Sujet phare de notre politique environnementale, la gestion de l’énergie doit être au cœur des pratiques quotidiennes des collaborateurs du Groupe ADP. Nous avons inclus, en juin 2016, un module de formation au management de l’énergie dans le cursus de formation des salariés de l’entreprise. Coanimée par un formateur externe, un expert en énergie de la direction du Développement durable et de l’Environnement et le manager Énergie de chaque plate-forme, cette journée de formation a pour ambition d’inscrire les problématiques énergétiques dans les préoccupations des professionnels non spécialistes : acheteurs, chargés d’affaires, architectes, chargés d’opérations, etc. En 2016, nous avons formé une quarantaine de personnes. Notre objectif est de sensibiliser l’ensemble des populations cibles d’ici à 2020.

La jetée internationale : un bâtiment aéroportuaire durable

Inaugurée en mai 2016, la jetée internationale du terminal sud de Paris-Orly est dédiée aux vols long-courriers. Cette infrastructure aéroportuaire de 12 000 m2 intègre des solutions énergétiques performantes et innovantes : surisolation par l’extérieur, surfaces vitrées minimisant l’entrée de l’énergie solaire, plancher chauffant conjuguant bon rendement énergétique et confort, totems de climatisation rafraîchissant l’ambiance par déplacement d’air à faible vitesse. Ce système régit la température dans les deux premiers mètres au-dessus du plancher, diminuant le besoin de climatisation. Dans la coursive de débarquement, les plafonds rayonnants réversibles apportent, suivant les besoins, chaleur ou fraîcheur, à des températures douces.

Ces dispositifs sont régulés par zone en fonction de l’utilisation. Les centrales de traitement d’air alimentant les totems et les plafonds rayonnant fonctionnent dès que possible en free cooling : 3 000 heures de climatisation par an sont ainsi économisées. Ces équipements sont raccordés aux réseaux de chaleur et d’eau glacée de la plate-forme d’Orly et peuvent être couplés à la centrale géothermique.

Gros consommateurs de climatisation, les locaux techniques sont reliés à une boucle de free-chilling : un système de rafraîchissement par circulation d’eau, sobre en énergie. Grâce aux larges baies vitrées de la façade sud-est, le besoin en éclairage artificiel est limité et l’autonomie lumineuse atteint ainsi 70 % en moyenne entre 8h et 18h dans les zones publiques sous toiture. L’éclairage est régulé par la technologie Dali, qui module l’éclairage artificiel selon l’intensité de la lumière naturelle. Consommant 16 % d’énergie de moins qu’exigé par la réglementation thermique 2012, la jetée internationale émet moitié moins de CO2 que la moyenne des aérogares. Après la salle d’embarquement du terminal 2E (Hall M), elle est le second bâtiment conçu par le Groupe ADP à être certifié NF Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE® niveau Excellent.

L’éclairage devient sobre et intelligent

Le choix des LED

Nous mettons en œuvre des systèmes à diodes électroluminescentes (LED) dont la durée de vie est 5 à 10 fois supérieure à celle des tubes fluorescents pour une consommation d’énergie environ deux fois inférieure. Ces systèmes étant des composants électroniques peuvent être pilotés et configurés facilement. Nous pouvons faire varier le flux lumineux en fonction de l’utilisation des lieux. Nous attendons un gain de l’ordre de 50 % de la consommation d’énergie et une réduction notable des coûts de maintenance.

Sur les pistes

Nous remplaçons progressivement les sources traditionnelles utilisées pour le balisage des pistes par des LED.
• À Paris-Le Bourget, grâce aux LED installées le long des 12 kilomètres de pistes et de voies de circulation, nous avons gagné 8 points d’efficacité énergétique.
• À Paris-Charles de Gaulle, nous avons entrepris de remplacer progressivement les éclairages de balisage des pistes et des voies de circulation par des systèmes à LED.
• À Paris-Orly, nous avons remplacé les feux de balisage classiques de la piste 4 par des sources LED. La rénovation des autres pistes est également prévue.

Pour les zones de stationnement avion

En novembre 2016, les mâts d’éclairage au sodium de la zone de stationnement des avions Québec à Paris-Charles de Gaulle ont été remplacés par des systèmes à LED. Très performantes, ces sources améliorent le confort visuel des utilisateurs (pilotes, agents au sol) pour une consommation d’électricité 30 % inférieure à celles des précédentes lampes. Dotées d’une optique asymétrique, elles concentrent la lumière sur les aires de stationnement, réduisant sensiblement la pollution lumineuse du ciel. Ce projet sera progressivement déployé sur d’autres aires de stationnement.

Dans les parkings et les aérogares

Nous installons peu à peu des éclairages à LED dans tous les parkings de nos plates-formes et dans les aérogares. Nous avons ainsi équipé de LED les parkings P2 et P3 et le hall 3 de Paris-Orly. À Paris-Charles de Gaulle le remplacement des éclairages du parking PEF de Paris-Charles de Gaulle est en cours. Des essais sont également menés dans différentes zones du terminal 2E.

L’éclairage intelligent

À Paris-Charles de Gaulle, des automates modulent l’intensité de l’éclairage des halls L et M du terminal 2G en fonction des besoins de l’exploitation. Un système de détection de présence permet d’éclairer les galeries piétonnes reliant les portes L et M aux portes K du terminal 2E uniquement lorsqu’elles sont empruntées. Des dispositifs semblables ont été installés sur les prépasserelles du hall L.

Notre production d’EnR

15,9 % de l’énergie consommée en 2014 est d’origine renouvelable et produite sur place. En 2016, en raison d'importants travaux sur les chaudières biomasse, ce chiffre est tombé ponctuellement à 14,5 %. À noter toutefois la performance de la centrale à géothermie de Paris-Orly, dont la production d’énergie a progressé de 5 % entre 2015 et 2016.


  • Solaire

    Paris-Charles de Gaulle

    Centrale solaire : proche de la Maison de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), cette centrale, dotée de 792 panneaux  solaires,  produit 157 MWh en moyenne par an depuis l’été 2013. Elle fournit, sans émission de gaz à effet de serre, l’équivalent de la consommation en électricité de la MEDD. Plus de 7 tonnes de CO2 par an sont évitées.

    Lampadaires autonomes à énergies éolienne et solaire sur le parking du personnel de la Maison de l’Environnement et du Développement durable.

    Paris-Le Bourget

    Chauffe-eau solaire thermodynamique pour la caserne de pompiers.
    Centrale à géothermie couplée à une centrale photovoltaïque (voir 2 – Géothermie, infra).
     

  • Géothermie

    Paris-Orly

    Depuis 2011, la centrale à géothermie de Paris-Orly, chauffe une partie de la plate-forme. Le forage capte une eau chaude (74 °C) dans la nappe du Dogger  située sous la plate-forme Paris-Orly. Le fluide est dirigé dans des échangeurs où il cède sa chaleur au réseau de chauffage. Puis il est réinjecté dans la nappe par un puits d’injection. D’une puissance de 10 MWth, la centrale géothermique utilise les calories de la réserve d’eau chaude naturelle située à 1 800 mètres de profondeur sous la plate-forme.  Elle peut produire 40 000 MWh/an. À terme, elle fournira 100 % de la chaleur nécessaire au chauffage des terminaux. Elle évitera l’émission de 9 000 tonnes de CO2. La centrale a bénéficié du soutien de l’Ademe. L’investissement s’est élevé à 12,7 millions d’euros (dont 3 millions de subventions de l’Ademe et de la région Île-de-France).

    Paris-Le Bourget

    En 2015, nous avons conçu, construit et mis en route à Paris-Le Bourget un système couplant énergie solaire et géothermie. Ce binôme diminue les besoins en gaz naturel pour chauffer la plate-forme. Une centrale à géothermie récupère, dans le sous-sol, la chaleur (l’hiver) et le froid (l’été) grâce à deux pompes à chaleur (PAC) de 140 kW chacune. Ces deux PAC sont alimentées en électricité par une centrale photovoltaïque de 600 m2, installée sur des ombrières de parking. Cette installation assure le chauffage et la climatisation d’un bâtiment de bureaux et d’un entrepôt d’une surface totale de 13 000 m2. Mise en service fin 2015, cette centrale solaire géothermique évite l’émission de 120 tonnes de CO2 par an.
     

  • Biomasse

    Nous avons mis en service, à l’automne 2012, une centrale à biomasse sur le site de la centrale thermo-frigo-électrique de Paris-Charles de Gaulle. D’une puissance unitaire de 7 MWth, ses deux chaudières consomment quotidiennement en moyenne 80 tonnes de plaquettes de bois issues de forêts franciliennes. Depuis 2014, la chaufferie fournit environ 25 % de la chaleur nécessaire à la plate-forme. Se substituant à un système de chauffage au gaz, elle évite l’émission annuelle de 18 000 tonnes de CO2 fossile en rythme de croisière. Le CO2 produit par la combustion du bois ne contribue pas à l’effet de serre : rejeté dans l’atmosphère, il est absorbé par l’arbre pour sa croissance. L’opération est considérée comme neutre en carbone sur le cycle de vie de l’arbre. Cette centrale a été conçue dans le cadre d’un partenariat avec l’Office national des forêts. L’investissement s’est élevé à 8,65 millions d’euros dont 3 millions d’euros de subvention par le Fonds chaleur de l’Ademe. Nous avons créé un poste de gestionnaire pour assurer l’approvisionnement en bois.

Le comptage à tous les étages

Nous avons engagé, en 2016, un programme d’amélioration du comptage de l’énergie à Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Développer la mesure précise de nos consommations nous permettra d’avoir une vision globale transverse et homogène du pilotage de l’énergie et facilitera la mise en place d’une gestion de proximité. Notre objectif est d’équiper tous les bâtiments des deux plates-formes, neufs et existants, de systèmes de comptage et de télérelève d’ici à 2020. Ces programmes s’appuient sur le retour d’expérience collecté lors de la construction et de la mise en service du Hall M à Paris-Charles de Gaulle et de la jetée internationale à Paris-Orly.

Cette politique sera renforcée par le déploiement systématique d’indicateurs de proximité destinés au suivi quotidien des consommations pour que nous puissions réagir rapidement en cas de dérive. Un premier pilote a été engagé dans le terminal 1 de Paris-Charles de Gaulle. Cet essai a contribué à réduire de 6 % la demande d’énergie de ce terminal entre 2015 et 2016 (données corrigées des variations climatiques et des modifications structurelles des installations). Forts des résultats de cette expérience, nous ambitionnons de déployer cette démarche sur nos trois plates-formes aéroportuaires. Nous mettons également en œuvre un logiciel grâce auquel les collaborateurs pourront piloter les consommations énergétiques de leurs installations.

Un approvisionnement sécurisé

Alimentation en électricité et en air conditionné des avions au sol, recharge des véhicules électriques : à Paris-Charles de Gaulle un nombre croissant d’utilisateurs sont susceptibles de consommer simultanément de grands volumes d’électricité. Pour sécuriser l’approvisionnement de la plate-forme, nous renforçons le réseau de transport d’électricité. En partenariat avec le Réseau de transport d’électricité (RTE), nous construisons deux lignes souterraines de 225 000 volts entre le poste de transformation de Sausset, qui est situé au sud de l’aéroport, et nos deux centrales thermo-frigo-électriques (CTFE et CTFE bis). Dès 2017, ces deux installations achemineront 100 MW dans les deux sens. Le montant des travaux est estimé à 40 millions d’euros. 

Thermofrigopompe

La climatisation du hall M est assurée par quatre thermofrigopompes. Ce système permet de produire simultanément de la chaleur et du froid grâce à l’électricité. Son rendement thermodynamique a généré des économies d’énergie par rapport à un système de régulation classique. En 2016, les thermofrigopompes ont fourni 3 209 MWh de chaleur et 2 310 MWh de froid. Elles ont consommé 736 MWh d’électricité. Nous avons ainsi évité le rejet de plus de 780 tonnes de CO2

Réduire l’appétit informatique

Nous optimisons progressivement les systèmes de climatisation des salles d’hébergement des serveurs informatiques et des équipements réseau. Nous renouvelons peu à peu notre parc de PC et systématisons la mise en veille automatique des postes et la virtualisation des serveurs.

En 2016, nous avons ainsi remplacé les 617 écrans de téléaffichage de Paris-Charles de Gaulle par des appareils de dernière génération : le déploiement complet  des 4 460 nouveaux écrans à terme dans nos deux aéroports réduira de 5,1 GWh par an la consommation de ces plates-formes. Nous testons l’extinction à distance des écrans d’affichage en aérogare après la fermeture.

Refroidir c’est gratuit

Pourquoi ne pas utiliser les températures de l’hiver pour rafraîchir l’eau des réseaux d’eau glacée de l’aérogare ? À Paris-Charles de Gaulle et à Paris-Orly, en période froide, l’eau qui circule dans les tours aéroréfrigérantes est refroidie par l’air extérieur. Elle est envoyée dans un échangeur à plaques où elle refroidit à son tour l’eau du réseau d’eau glacée qui contribue à climatiser les locaux. Ce procédé se substitue au système classique de compresseurs électriques. Ses concepteurs ont reçu le Trophée des écogestes lors de la Semaine du développement durable 2012.

Haute qualité environnementale

  • Dans nos aéroports

    À Paris-Charles de Gaulle, notre siège social d'une surface de 12 000 m2, est conçu pour obtenir les labels HQE™ « excellent » et BREEAM® « very good »
    Trois bâtiments sont certifiés HQE™ sur cet aéroport :
    2011 Le bâtiment du comité d’entreprise, premier ouvrage tertiaire entièrement certifié HQE™ construit par Aéroports de Paris. 
    2012 La gare de fret GB3. La gare GB2 a servi a établir le référentiel HQE™ du secteur logistique.
    2013Le hall M, salle d’embarquement du terminal 2E, certifié HQE™ bâtiments tertiaires, une première pour une aérogare.

    À Paris-Orly
    2016 – La jetée internationale du terminal sud de Paris-Orly a été certifiée NF Bâtiments Tertiaires - HQE™ niveau Excellent.
    2017 – Le nouveau pavillon d’honneur sera le premier bâtiment de Paris-Orly à recevoir la double certification HQE™ et BREEAM®.
    2018 – Le bâtiment de jonction entre Orly Sud et Orly Ouest a été conçu selon une démarche HQE.

     
     

  • Dans la ville aéroportuaire

    À Roissypole
    2012 – L’immeuble de bureaux Altaï, livré en 2012, a le double label HQE™ et BBC-Effinergie®, coinvestissement Aéroports de Paris - Schiphol Group. Consommation 65 kWh/m2/an.

    Aéroville à Paris-Charles de Gaulle
    2013 – Le centre commercial Aéroville, ouvert en 2013 par Unibail-Rodamco, est certifié BREEAM®. Il est chauffé par géothermie à très basse énergie sur nappe peu profonde grâce à 174 pompes à chaleur. Aéroports de Paris est aménageur.

    Quartier Cœur d’Orly
    2013 – Lancement de la construction du premier bâtiment du quartier d’affaires Cœur d'Orly. Tous les immeubles seront certifiés HQE™. Les toitures seront végétalisées, les façades haute isolation seront traitées selon leur orientation. Premier-né, l’immeuble Askia, livré en 2015, a reçu en 2016 la double certification HQE™ Bâtiment tertiaire et BREEAM® (Very Good).

  • Améliorer les performances en exploitation

    Nous avons engagé en 2015 une réflexion autour de la mise en place d’une certification en exploitation de type HQE Exploitation™ ou BREEAM® In Use. Deux études sont en cours de finalisation pour évaluer le potentiel des ensembles Altaï et Continental Square.

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