D

 

epuis 1990, le Rallye Aïcha des Gazelles est le seul rallye raid international 100% féminin. Il rassemble près de 160 équipages, soit 320 participantes issues de 33 nationalités différentes dans le désert marocain pour une course d'orientation à la boussole basée sur l'endurance, l'entraide et le respect de l'environnement.

Parmi elles, Sandrine Leroy-Chevallier et Angélique Josse, alias les « Gaz’ailes adépiennes », toutes deux animatrices sécurité du travail chez Aéroports de Paris, partiront à l'aventure avec le soutien de la Fondation d’Entreprise Aéroports de Paris.rallye-aïcha-gazelles
Elles porteront les couleurs de deux associations que la Fondation soutient : l'association locale marocaine En route pour l'école œuvrant pour l'éducation des jeunes filles marocaines et l'association Louis Carlesimo qui offre aux enfants malades des moments de rêve et d'évasion.

Suivez leur périple au quotidien sur cette page dédiée.

4 avril : tapis rouge pour les Gazelles

RAG14_Essa_1

Samedi 2 avril 2016 - Arrivée officielle sur la plage d'Essaouira. Un moment d'émotion partagé où Gazelles, organisateurs, invités, officiels et supporters des équipages célèbrent ensemble l'arrivée officielle. Au classement général "tous les équipages" les Gaz'Ailes sont 80ème (sur 166) avec une pénalité de 1685.48 et 37ème au classement "1ère participation" (sur 100).
Devant le port d’Essaouira, adossé à la médina, le vaste chapiteau tendu de noir attend les Gazelles. Elles ont parcourus plus de 1200 km pendant la course.DSC_3421

C’est à l’intérieur que se déroule la cérémonie de remise des prix, en présence de nombreuses personnalités comme Monsieur le gouverneur d’Essaouira et Monsieur André Azoulay, conseiller de sa majesté le roi Mohammed VI, de tous les sponsors, amis, les parents, enfants... A quelques minutes de l’ouverture, l’on procède aux ultimes réglages : Bruno Vandestick, le célèbre commentateur du Mans à qui est confiée l’animation de la cérémonie s’échauffe la voix : retour scène OK !
Sur des dessertes, les trophées et les cadeaux des partenaires sont soigneusement alignés.  Les organisateurs se regroupent pour former une vibrante haie d’honneur en hommage aux Gazelles dont ils ont pu admirer le courage, la ténacité et les formidables capacités d’adaptation tout au long de leur grande aventure dans le désert.

1er avril : les Gaz’ailes déterrent un trésorpoisson-d'avril-rallye

Si les dunes de Chegaga sont moins hautes que celles de Merzouga, elles recèlent leur lot de pièges, mais aussi de bonnes surprises.  Après deux heures de route, les Gaz’ailes adépiennes se sont perdues dans le sable et il a fallu creuser. Mais quelle surprise après quelques pelletées de tomber sur un véritable trésor. Au début une étole, puis très vite quelques accessoires qui ont finalement été identifiés comme des vestiges du tournage du film Lawrence d’Arabie réalisé par David Lean, sorti en 1962. Le tournage avait duré plus d'un an, de mai 1961 à octobre 1962 et s'était en partie déroulé à Almería en Espagne pour les scènes de désert, ainsi qu'aux studios Texas Hollywood. D'autres scènes furent tournées au Maroc. "J'ai tout de suite reconnu la tenue de Peter O'Toole [l'acteur principal] dans le film", explique Angélique Josse, grande cinéphile. "Je n'y croyais pas. Mais arrivées au bivouac, nous avons montré notre trouvaille au staff et tout le monde a confirmé l'origine de ce petit trésor perdu au milieu du désert", précise Sandrine Leroy-Chevallier.

Difficile à chaud et sans documentation précise de savoir si la tenue de Peter O'Toole est complète, mais il est évident qu'une page d'histoire du cinéma a été retrouvée.
... "On a tout de suite contacté l'April FOOL [Film Organisation Of Lqliaa]. Un spécialiste m'a indiqué qu'aux dernières enchères, des costumes du film avaient été adjugés pour plus de 500 000 dollars." , témoigne Kadhbat 'Abril, de l'équipe logistique chargée du dispatching du matériel :)

29 mars : la roue de l'infortune29mars

Aujourd'hui, les Gaz'Ailes subissent deux crevaisons successives, la faute à une roue de secours mal réparée. "Je l'avais prédit !" S'exclame Sandrine. Là où d'autres équipages craquent et offrent aux dromadaires des scènes de ménages en plein no man's land, notre duo tient bon et ne cède ni à la fatigue ni à l'énervement. Même cette balise mal localisée, qui créera un attroupement de 20 voitures, ne viendra pas à bout de la bonne humeur communicative d'Angélique. Carlito, fidèle au poste, assiste Sandrine et Angélique dans leur navigation. 
 
En fin de journée, la traversée de la Vallée de Tafedna se fait sous un soleil de plomb. Les équipages s'en donnent à cœur joie dans ce décor digne de l'ère jurassique. Demain démarrera la dernière étape du rallye, la deuxième et redoutée étape Marathon.

28 mars : chameaux et jardinageMarathon

4h, le bivouac s'éveille. Comme tous les matins, Dominique Serra, la créatrice du Rallye des Gazelles vient réveiller personnellement les équipages. Et comme tous les matins, Angélique et Sandrine sont sur le pied de guerre, défont leurs affaires qui iront ensuite remplir non sans mal le coffre du 4×4. Vient ensuite le temps du petit-déjeuner.  On sort les cartes et les règles et on trace le trajet du jour le plus précisément possible. Angélique va jeter un œil sur le classement actuel : les filles sont 61ème du classement général et 32ème du classement 1er participation.
 
L'épreuve d'aujourd'hui compte sept balises, reliées aisément… ou presque, puisque si les dunes ne sont cette fois ci pas de la partie, la géologie semi-aride de l'étape recèle quelques pièges, comme les "herbes à chameaux", petit monticules sableux surmontés d'une plante dont raffolent les ... dromadaires ! (Vous ne trouverez pas de chameau au Maroc).
Les Gaz'Ailes se sont pris dessus et la voiture tient en équilibre, impossible de repartir dans ces conditions. Sandrine sort son arme secrète, une petite bêche, et se lance à l'assaut de l'obstacle. "On va jardiner, mais pour de vrai cette fois ci !" s'exclame-t-elle. S'ensuivront les traditionnels tankages mais les filles sont désormais rodées à l'exercice. Une épreuve menée de main de maître avant le retour des dunes et du Marathon.

27 mars : Marathon women2627mars

Les 26 et 27 mars étaient consacrés à "l'épreuve marathon", soit 15 balises à relier en deux jours. Les compétitrices doivent donc dormir à la belle étoile. Les plus stratèges ne s'accordent que quelques heures de répit et roulent de nuit.

Nos Gaz'Ailes ont choisi d'uniquement relier neuf balises afin de pouvoir rejoindre le bivouac à la fin de la deuxième journée, jouant même le rôle de voiture-balais en donnant le cap aux autres équipages.

Malgré deux roues crevées ("une branche d'arbre" selon Sandrine), un cric trop petit, des tankages à la pelle, une fatigue excessive et 300 km parcourus en une journée, nos deux Gazelles savourent l'expérience, améliorant leurs réflexes de jour en jour. L'immense sourire d'Angélique en dit long et contrebalance avec ses cernes. La solidarité s'est muée en amitié et les retrouvailles post- ensablage du diner sont l'occasion de se remémorer tel ou tel obstacle, ces enfants qui ouvrent le coffre de la jeep à l'improviste, ce passage escarpé qui se rétrécit de mètre en mètre… "Il faut le vivre pour le croire ! Les gens ne s'imaginent pas tout ce qui se passe pendant la journée" s'exclame Angélique, aux anges.

Du côté des pilotes plus expérimentées, les Expertes, l'ambiance est d'abord à la fête, les balises et les dunes s’enchaînant avec une facilité déconcertante. L'euphorie est malheureusement de courte durée puisqu'on déplore quatre accidents : "casquettes", tonneaux, chutes de quad… Les plus chanceuses sont simplement sous le choc, la casse étant seulement matérielle. Les autres doivent être rapatriées via hélicoptère. 

25 mars : les coulisses du Rallye

Alors que Sandrine et Angélique occupent pour le moment la 66ème place du classement général 1ere participation Auto/Camion, intéressons-nous aux coulisses du Rallye en examinant le rôle des ouvreurs, véritables hommes de l'ombre.ouvreurs
 
L'ouverture consiste à poser les différentes balises d'une étape (symbolisées par un drapeau rouge) et installer les pointeurs,soit les personnes chargées de valider chaque passage de véhicule en tamponnant la feuille de route et en indiquant les coordonnées suivantes. Ce sont en général des locaux, habitués au climat et capable de s'orienter sans gps. L'organisation leur offre tente et nourriture afin qu'ils puissent passer la nuit sur place car le départ de chaque étape est donné à 6 heures, après un réveil à 4 et un briefing de la journée précédente à 5.
 
Les parcours sont dessinés après un repérage de l'organisation au mois d'octobre. En fonction de la complexité du parcours, l'ouverture peut s'avérer périlleuse. Elle est effectuée par des pilotes chevronnées qui savent gérer un véhicule surchargé et des trajets encore non empruntés. Compte tenu du nombre élevés de balises, ils leur arrive parfois de travailler de nuit et de camper au milieu des dunes.

24 mars : Etape 124mars-etape1

Cette fois-ci ce n'est plus un exercice. Les Gaz'Ailes ont inauguré leur première étape, emmitouflées dans leur parka, lunettes de ski bien vissées sur le visage. Ces conditions météo rendent tout plus difficile, à commencer par le démontage de leur tente le matin avant le briefing. Un premier départ aux aurores, 06h00, donné par Saïd Mahboub, directeur commercial d'Afriquia SMDC.  La tempête de sable ne faiblit pas, rendant les prises de cap très pénibles. Etre aveuglé par la poussière, c’est le pire pour une course d’orientation. Le terrain est roulant et la difficulté est surtout de savoir conserver son cap sur des distances grandissantes. Jusqu'au Check Point 3, les reliefs sont marqués et peuvent facilement servir de visée.
La progression générale de la course marque un ralentissement en milieu de journée. Les effets de la fatigue commencent à se faire sentir.

Les Gaz'Ailes à la fin de la journée cette première étape n'avaient pas pu récupérer deux balises, mais elles ont su rentrer à temps au bivouac. Ce qui n'est pas le cas de toutes les Gazelles, qui risquent ainsi la disqualification...
N'oubliez pas que vous avez la possibilité d'écrire aux Gazelles, via la messagerie intégrée au site officiel de l'événement !

23 mars : Le Prologueprologue-rallye-aicha

Les Gaz'Ailes sont arrivées au bivouac d'Erfoud. Fini le confort des hotels, les choses sérieuses commencent aujourd'hui. Premier enemi : le sable, qui s'infiltre partout.
 
Le prologue est un "tour de chauffe" qui permet d'apprendre de ses erreurs, de se familiariser avec le terrain et de constituer la première grille de départ. Si les filles trouvent la première balise haut la main, elles font une erreur de cap sur la deuxième et la quatrième, perdant ainsi du temps dans la mauvaise direction. Petite frayeur : Sandrine voit une fuite sous la voiture : pas de panique, ce n'est que la douche portative qui s'est ouverte dans le coffre.
 
La solidarité est de mise puisque les autres équipages n'hésitent pas à recadrer les brebis égarées. Sandrine et Angélique finissent l'épreuve confiantes, en ayant reliées sans casse l'ensemble des balises. Un début prometteur.

22 mars : Nouvelle adresse des Gaz'ailes Adepiennes : 31° 10 775, 04 03 905erfoud-22mars

Départ pour Erfoud. Le climat et le paysage muent rapidement au fur et à mesure de l'avancée, passant du semi-désertique pluvieux à la montagne enneigée quand arrive le début de l'Atlas. Puis arrive des paysages désertiques, ressemblant étrangement au Grand Canyon américain.

Au briefing, Dominique Serra, organisatrice du Rallye, saluent tous les pays représentés : Japon, USA, Irlande, Italie, Espagne… Et bien sûr la France. Quelques mots sont également prononcés en hommage aux victimes du dernier attentat bruxellois.

Dominique Serra 
revient sur la portée environnementaliste de l’évènement et annonce qu'une convention sera signée avec le ministère de l'écologie marocain à l'occasion de la COP 22 qui se déroulera prochainement au Maroc.
Ludovic, le directeur sportif, rappelle quant à lui les règles et le fonctionnement de la balise géolocalisable présente sur chaque véhicule et qui permet de collecter toutes les informations nécessaires aux organisateurs pour établir le classement, à commencer par le nombre de kilomètres parcourus.

Il appelle au respect de la population locale, qui habite et possède des plantations à proximité du tracé de la course.

19 mars : Départ officiel du Rallye des Gazellesmascotte-carlesimo

Réunies sur la promenade des anglais, face à une mer d'huile, les voitures ont reçues la visite des curieux de tout âge, enthousiastes à l'idée d'être pris en photo devant la possible future gagnante. 
Le départ officiel du Rallye a eu lieu à Nice, sous un soleil de plomb, léger avant-gout de l'expérience marocaine.
Carlito, la mascotte de l'association Louis Carlesimo, fait fureur. 
Une chaîne humaine est organisée afin de réunir les jouets, les livres et tout le matériel scolaire à destination des écoles marocaines.




19 mars : Barcelone - Tangerbarcelone-tanger-rallye

Après une brève séance photo avec la presse, Sandrine et Angélique se rendent à Barcelone, direction Tanger.
 
Arrivé au port, il faut encore patienter quatre heures avant d'embarquer. Les uns après les autres, les véhicules du rallye ont été chargés, avalés plutôt, par la gueule énorme de l’Excelsior, le ferry de la Grandi Navi Veloci - GNV, qui effectue la liaison Barcelone-Tanger. 

Après 24 heures de trajet, le bateau arrive à destination. De Tanger, l'équipage rejoint Mekness, et goûte aux joies de la conduite "à la marocaine". La loi des séries fera que les Gaz'Ailes se perdront une nouvelle fois en cherchant leur hôtel. Un véritable jeu de piste de 2h30 dont elles seront libérées grâce à l'aide providentielle de deux fans marocains du Rallye.

18 mars : Contrôles techniques et dernières vérificationsContrôle-Technique-Rallye

Il est 8h46, l'équipage adépien est accueilli à Nice par le soleil. Les contrôles ont lieu au stade Allianz Riviera. L'occasion de retrouver d'autres amies gazelles, notamment les équipages Transavia, tout de vert vêtus. On parle anglais, allemand; on s'échange des conseils stratégiques concernant l'organisation du coffre. Sandrine et Angélique reçoivent leurs gilets officiels. La balise, qui leur permettra d'être géolocalisées mais également de pouvoir être secourues en cas d'accident, est installée. 

Nos deux Gaz'Ailes passent les vérifications haut la main et repartent pour leur deuxième étape avant de prendre la mer, Cannes, où un ami d'Angélique leur a permis de se loger. Reste à régler ce problème de parking, la voiture étant trop haute de 5 cm… Mais ce sera sans compter sur la tenacité de Sandrine !  

17 mars : Le Rallye des Gazelles, c'est parti !départ-rallye-gazelles

Ce jeudi, 10 enfants suivis à l'hôpital Gustave Roussy de Villejuif, parrainés par l'Association Louis Carlesimo, elle-même soutenue par les différents équipages, ont embarqué à bord des 4x4 afin de relier l'hôpital à Paris-Orly. Cette excursion leur a permis de vivre le début de l'aventure qu'ils pourront ensuite suivre jour après jour depuis l'hôpital

"Soutenir 2 collaboratrices dans cette épreuve sportive à la fois exigeante et solidaire, c'est mettre en oeuvre sur le terrain les valeurs que nous portons dans l'entreprise : la confiance, l'audace, l'engagement et l'ouverture", explique Laure Kermen-Lecuir, Déléguée Générale de la Fondation d'Entreprise Aéroports de Paris. "C'est aussi leur permettre de s'impliquer dans des projets associatifs que la Fondation soutient comme la construction d'un internat à Asni qui permettra à une quarantaine de jeunes adolescentes domiciliées dans le Haut Atlas d'accéder à une scolarité de niveau collège et lycée à laquelle elles n'auraient pas eu accès."Départ-

Rallye

"C'est avec beaucoup d'émotion que les enfants du Kremlin Bicetre et de l'Institut Gustave Roussy ont donné le top départ aux Gazelles du rallye Aicha", témoigne Louis Carlésimo, Président de l'Association éponyme.
 
Après un départ en grande pompe du pavillon d'honneur de Paris-Orly, cap sur Saint-Raphaël, première étape de nos Gaz'Ailes Adépiennes. Angélique et Sandrine doivent encore regagner Nice pour les contrôles techniques et les dernières vérifications médicales. Elles prendront ensuite le bateau à Barcelone. 

16 mars : Portrait vidéo de Sandrine Leroy-Chevallier et Angélique Josse, alias les « Gaz’ailes adépiennes »

Si le goût de l'aventure et le dépassement de soi sont leurs premiers moteurs, les Gaz'ailes participent également à la course dans un but humanitaire puisqu'elles s'associent à différentes entités telles que la Fondation d'Entreprise Aéroports de Paris, l'association marocaine En route pour l'école, La Fondation Béatrice Schönberg ou encore l'association Louis Carlesimo.

Epaulées par leurs collègues dans la préparation de leur 4x4 - un ancien véhicule Aéroports de Paris - elles se sont entraînées pendant plus d'un an, multipliant sessions de navigation et projets caritatifs.

Toutes les actualités de la Fondation