MylèneGENAH-BRETON

Le Groupe ADP soutient l'engagement de ses salariés dans des missions internationales de solidarité

Mylène Genah-Breton est chargée de mission à la Maison de l'Environnement et du Développement durable de l'aéroport d'Orly. Sensible au sort des plus démunis, elle a décidé de partir à l'étranger vivre une expérience solidaire. Grâce au soutien du Groupe ADP, au travers de sa Fondation, elle vient de s'envoler pour le Bénin dans le cadre d'un congé solidaire®. Un dispositif récemment mis en place au sein de l'entreprise destiné à encourager l'engagement des collaborateurs. Cette ancienne chef avion, arrivée dans l'entreprise en 1988, est la première à y participer. Entretien. 

En quoi va consister votre mission au Bénin ?

Je pars pendant deux semaines dans un village nommé Ahowégodo pour apporter du soutien scolaire dans une école. C'est un village situé en milieu rural où la classe se compose d'une centaine d'enfants. Autant dire des conditions très difficiles pour ceux qui peinent à maîtriser les savoirs de base. Si l'enseignement se fait en français, ces enfants ont pour habitude de s'exprimer dans le dialecte local. Ma mission, qui s'inscrit dans le cadre de la prévention contre l'illettrisme menée à l'international par la Fondation du Groupe ADP, va donc consister à accompagner un groupe d'une douzaine d'enfants confrontés à des difficultés d'apprentissage du français. Il s'agira plus particulièrement de travailler sur l'expression orale, mais aussi sur l'écriture et la lecture. Il faudra que tout ça soit assez ludique, à travers des chants et d'autres exercices collectifs ou individuels.


Qu'attendez-vous de cette expérience ?
Je me suis toujours dit qu'un jour je partirai dans un pays en développement pour y apporter mon aide et mes compétences et ainsi vivre une expérience humaine et solidaire forte. Je suis persuadée que ça va vraiment être un échange. Je vais recevoir autant, voire même plus, que ce que je vais pouvoir donner. Ce sera aussi bien sûr la découverte d'une nouvelle culture, d'un nouveau mode de vie. Le plus difficile sera évidemment de me confronter à la pauvreté. Ces enfants n'ont rien et étudient dans des conditions difficiles. Nous avons eu une petite formation avec Planète Urgence [association partenaire de la Fondation pour organiser des congés solidaires, NDLR] pour préparer notre départ. S'est évidemment posée la question du don, notamment de matériel scolaire. Que faire? Une question qui n'est pas si évidente que cela finalement. Car si je donne quelque chose à quelqu'un, le problème qui se pose est que je me positionne automatiquement dans une situation de supériorité par rapport à celui qui reçoit. L'un des objectifs de cette association étant de rendre les populations autonomes, le recours au don ne peut donc être compatible avec leur démarche. L'échange me paraît donc le plus enrichissant. C'est aussi pour cette raison qu'il m'importe de ne pas vivre à l'hôtel mais chez l'habitant pour partager son quotidien. Je pense qu'il y aura un avant et un après ma mission. C'est en tout cas ce que j'espère.

Avez-vous toujours été engagée ?
Concrètement non. Je ne me suis jamais plus engagée qu'en donnant régulièrement une pièce à un sans-abri dans la rue ou en faisant un don à une association lorsqu'une cause me parlait plus qu'une autre. Mais je n'appelle pas ça un engagement, plutôt se donner bonne conscience. Cette mission sera donc mon premier engagement.

En quoi c'est important pour vous de travailler dans une entreprise qui encourage ses salariés à s'engager dans des actions de solidarité ?

Je suis vraiment très fière que le Groupe ADP s'inscrive dans cette démarche. J'espère d'ailleurs qu'elle va être amenée à se développer au cours des prochaines années.


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