Le technicolor selon Hockney

Beaucoup dans le sillage de Marcel Duchamp, ont décrété la mort de la peinture. David Hockney oppose un démenti cinglant.

Toujours joyeux. Pétulant même : chez lui, les couleurs explosent encore et encore. Sur tous les supports. L’artiste anglais a 80 ans et empoigne chaque jour son iPad ou son smartphone pour composer des bouquets de fleurs, qui rivalisent avec ceux de Monet ou Warhol, et des paysages de son Yorkshire natal.

« Qui aurait cru que le téléphone ramènerait le dessin ? », feint-il de s’étonner.

Depuis sa sortie triomphale du Royal College of Art de Londres en 1964, Hockney ne cesse de renouveler son geste à travers des gravures, des photomontages de Polaroïd, des installations vidéo nourries au cubisme. La rétrospective qui lui est consacrée à Paris, après la Tate Modern à Londres et avant le Met à New York, tente de dompter ce foisonnement.

De saisir aussi dans ses oeuvres limpides les références aux anciens, Fra Angelico, Van Gogh, Bonnard et Picasso. Avec la peinture, l’auteur du Bigger Splash californien aura ainsi vite trouvé son bain de jouvence.



Rétrospective
Jusqu'au 23 octobre
Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou, Paris 4e (01 44 78 12 33)
centrepompidou.fr
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