Christian Dior, couturier de rêve

Christian Dior est mort tôt, trop tôt, en 1957. 
Dix ans après la création de sa propre maison. Mais il a marqué l’histoire de la mode à jamais. Avec l’art – en témoignent ses créations affriolantes (tailleur Bar et robe Diorama noire, archétypiques du New Look, jupes corolles, etc.) – et la manière : le couturier est le premier, après-guerre, à sortir de l’artisanat pur et à développer sa griffe (maroquinerie, fourrure, parfumerie, etc.).

En 1987, le musée des Arts décoratifs avait déjà retracé cette carrière fulgurante. Il reprend cette rétrospective de plus de 300 robes en l’agrémentant, en montrant comment l’esprit de Christian Dior survit et fertilise ses successeurs.

D’Yves Saint Laurent à ses débuts à Maria Grazia Chiuri aujourd’hui, en passant par les baroques Gianfranco Ferré et John Galliano, tous s’approprient le dessin du maître tailleur. Spectaculaire, l’exposition illustre sans peine le credo du natif de Granville :
«J’ai toujours considéré l’exercice de mon métier comme une lutte contre tout ce que notre époque
peut avoir de médiocre et de démoralisant».

Expo Dior

Dior, la mode l'adore
Jusqu'au 7 janvier 2018
Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli, Paris 1e (01 44 55 57 50)
www.lesartsdecoratifs.fr
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