Prendre l’avion avec un dispositif médical :
conseils et témoignages



Comment voyager en avion quand on est porteur d’un dispositif médical ? Comment s’organiser pour passer les étapes de sécurité en toute sérénité ? Diabète, prothèse, stomie, pacemaker… Nous avons récolté les témoignages et conseils de quatre voyageurs expérimentés. 



Les pathologies d’Alexandre, de Nolwenn, de Gérard et de Jean-Luc sont uniques et très différentes. Pourtant, leurs vécus se rejoignent : anticiper, s’adapter, mais aussi bien communiquer avec son médecin, l’aéroport et sa compagnie aérienne. 




Voyager avec une pompe à insuline


Reliée au corps par un cathéter et connectée à un capteur sans fil, la pompe à insuline régule la glycémie des personnes diabétiques tout au long de la journée. Ce dispositif médical, peu encombrant, peut faire l’objet de contrôles aux portiques de sécurité.  


Alexandre, porteur d’une pompe à insuline, est prévoyant



Alexandre, 30 ans, est responsable commercial et voyage deux à trois fois par an vers l’Europe ou en long-courrier : « lorsque je voyage, j’anticipe bien et je prévois toujours 20% de matériel en plus, au cas où ».

Il adapte également les quantités à la destination : dans un pays chaud, où le cathéter est susceptible de se décoller plus souvent, il emporte davantage de patchs autocollants. 



Les 3 conseils d'Alexandre


  • Se détendre Un voyage est un peu stressant par nature. Il y a beaucoup de gens qui prennent l’avion avec une pompe à insuline, avec de l’anticipation, tout est possible.

  • Pensez au décalage horaire Il est nécessaire d'adapter si besoin le débit de sa pompe.

  • Profitez !

Se détendre Un voyage est un peu stressant par nature. Il y a beaucoup de gens qui prennent l’avion avec une pompe à insuline, avec de l’anticipation, tout est possible.

Pensez au décalage horaire Il est nécessaire d'adapter si besoin le débit de sa pompe.

Profitez !






Prendre l'avion avec une prothèse


Lorsque l’on est porteur de prothèse, une bonne planification et une bonne préparation sont les conditions préalables à un voyage réussi. Si la situation est nouvelle pour vous, sachez que nos agents, eux, la rencontrent régulièrement et sauront vous accompagner. 


Gérard, porteur d’une prothèse, n’hésite pas à se faire aider


Gérard, 68 ans, est un ancien agent immobilier à la retraite. En 2009, un accident de voiture le prive de sa jambe gauche : il porte depuis une prothèse électronique.  


Son truc pour ne rien oublier avant un voyage ? Un tableau Excel ! « J’y note tout le matériel que je dois emporter. Par exemple, si j’oublie mon chargeur, au bout de 4 jours d’autonomie ma jambe devient raide, alors j’ai intérêt à faire attention » sourit-il. Il veille également à ne pas oublier le matériel adapté à son programme de vacances qui peut parfois être plus difficile à se procurer à l’étranger. Par exemple, les pansements spécifiques bien couvrants pour les activités sportives.  

 

À l’aéroport, Gérard n’hésite pas à signaler qu’il fait partie des personnes à mobilité réduite (PMR) : « Dans certains aéroports, il faut beaucoup marcher pour atteindre la sortie ! J’ai donc l’habitude de demander à être pris en charge ». Dans nos aéroports, nos équipes vous accompagnent et vous aident à vous déplacer dans nos terminaux, à procéder à votre enregistrement, à vous rendre jusqu'à l'avion et d'embarquer. 




Les 3 conseils de Gérard


  • S'organiser pour ne rien oublier avec une liste des choses à emporter.

  • Pensez au plus important le chargeur et la télécommande adaptés à votre prothèse.

  • Une fois dans l'avion utiliser des cannes anglaises pour se déplacer, mais aussi bien penser à réserver une place sur l’allée pour étendre sa jambe.

S'organiser pour ne rien oublier avec une liste des choses à emporter.

Pensez au plus important le chargeur et la télécommande adaptés à votre prothèse.

Une fois dans l'avion utiliser des cannes anglaises pour se déplacer, mais aussi bien penser à réserver une place sur l’allée pour étendre sa jambe.






Se déplacer à l’étranger avec une poche de stomie


La stomie est le résultat d’une opération chirurgicale : les patients stomisés portent 24h/24 une poche de recueil au niveau de l’abdomen. Pas de contre-indication à voyager avec ce dispositif, c’est simplement une question de logistique.  


Nolwenn et Myriam, porteuses d’une poche de stomie, s'adaptent  


Nolwenn, 31 ans, atteinte de la maladie de Crohn, prend régulièrement l’avion sur des vols internes et s’est rendue plusieurs fois à l’étranger ces dernières années. « Lorsque je pars, j'ai toujours avec moi mes ordonnances, y compris celle de poches de stomie afin de justifier à tout moment de ce que je transporte ».

Outre son matériel, elle dispose d’une carte de porteuse d’appareillage et d’un Pass Avion fourni par son laboratoire : il est traduit en six langues. 


Vous le savez, les bagages en cabine sont soumis à des restrictions. Myriam, présidente de l’Union des Stomisés du Grand Sud, ajuste donc son bagage à main en fonction des réglementations : prédécouper ses poches de rechange pour éviter les ciseaux ou emporter des sacs à couches pour bébé parfumés au lieu d’un spray désodorisant par exemple. 



Les 3 conseils de Nolwenn


  • Anticiper les compagnies proposent un bagage en soute supplémentaire dédié à son matériel médical qui peut être encombrant.

  • Prévoir

    un minimum de 3 jours de matériel dans son bagage cabine pour éviter les mauvaises surprises en cas de vol ou de perte en soute.
     

  • Se détendre en vacances !

Anticiper les compagnies proposent un bagage en soute supplémentaire dédié à son matériel médical qui peut être encombrant.

Prévoir

un minimum de 3 jours de matériel dans son bagage cabine pour éviter les mauvaises surprises en cas de vol ou de perte en soute.
 

Se détendre en vacances !






Embarquer avec un pacemaker


Prendre l’avion avec une prothèse électrique cardiaque est simple et sans danger. Quelques conseils devraient vous permettre de profiter du moment en toute confiance. 


Jean-Luc, porteur d’un défibrillateur cardiaque, mise sur l’anticipation

 


Jean-Luc, 58 ans, voyage jusqu’à six fois par an avec un défibrillateur cardiaque placé sous sa peau. Pour lui, un seul objet indispensable : sa carte de porteur de dispositif médical ! Les hôpitaux ont pour habitude de délivrer un carnet de défibrillation, sorte de passeport qui reprend toutes les caractéristiques de son appareillage. Il a cofondé l’Association des porteurs de prothèses électriques cardiaques (APODEC) ; celle-ci délivre aussi le précieux sésame en cas de besoin. 


Cela permet de faciliter le passage aux contrôles de sûreté. « Avec un stimulateur ou un défibrillateur, même si ça n’est pas dangereux, il vaut mieux éviter de passer sous les portiques de sécurité. Il faut présenter sa carte et demander à être fouillé manuellement ». 

 




Les 3 conseils de Jean-Luc


  • Penser a prendre sa carte de porteur de simulateur cardiaque.

  • Arriver en avance

    comme la fouille doit être manuelle, il faut prévoir un temps complémentaire aux contrôles de sureté.

  • Se munir d'une liste de tous les endroits où vous pourriez faire réparer votre défibrillateur ou trouver une assistance pendant votre voyage en cas de besoin.

Penser a prendre sa carte de porteur de simulateur cardiaque.

Arriver en avance

comme la fouille doit être manuelle, il faut prévoir un temps complémentaire aux contrôles de sureté.

Se munir d'une liste de tous les endroits où vous pourriez faire réparer votre défibrillateur ou trouver une assistance pendant votre voyage en cas de besoin.





Et aussi...